Insulinorésistance, principale cause de prise de poids !

La résistance à l’insuline est une situation dans laquelle les cellules sont moins sensibles à cette hormone, c’est à dire que ces dîtes cellules vont ignorer l’insuline circulante et de ce fait, vont laisser le glucose (sucre) en libre circulation dans le sang. Le pancréas qui sécrète l’insuline va augmenter sa production et ainsi se fatiguer jusqu’à ne plus produire d’insuline, ce qui mène au diabète II.
A quoi sert l’insuline ?
Cette hormone permet de réguler le taux de glucose dans le sang, lorsque nous consommons des aliments riches en glucose, cette hormone va envoyer un signal à l’organisme afin de mettre ce « sucre » en réserve dans les muscles ou le foie sous forme de glycogène. Notre corps va puiser dans cette réserve de glycogène pour nous fournir de l’énergie. Mais si nous sommes résistant à l’insuline, ce n’est pas sous forme de glycogène que l’insuline va gérer le glucose, mais plutôt en le stockant dans les « adipocytes » (cellules graisseuses) qui seront ravies de contribuer à votre prise de poids et de volume.
Quels sont les risques pour votre santé ?
- L’obésité : en effet, le glucose accumulé dans les adipocytes vont générer un surplus de graisse, surtout au niveau abdominal (petit bidon), ce qui va de surcroit augmenter les risques cardio-vasculaires.
- Une inflammation chronique, ce qui va entretenir des douleurs déjà présentes dans vos articulations.
- Pour finir le diabète de type II, avec tout son lot de désagréments (atteinte de la vue, atteinte des nerfs, retards de cicatrisation, atteinte des reins…)
Quels sont les recommandations pour éviter l’insulinorésistance ?

- Pratiquer une activité physique régulière et douce afin de permettre à votre organisme de reprendre les bons réflexes ; il existe aujourd’hui des professionnels de santé formés au sport santé. Ces personnes doivent êtres titulaire du Diplôme APA-S (Activité Physique Adaptée et Santé)
- Limiter au maximum la consommation de sucres rapides ( confiseries, gâteaux, sodas sucrés, plats préparés industriels, etc…)
- Prendre le temps de manger lentement, à savoir que la digestion commence avec les yeux, puis la mastication (indispensable au bon fonctionnement de notre tube digestif), on devrait manger en minimum 20 minutes.
- S’hydrater correctement avec de l’eau ou des tisanes.
Quelles sont les solutions non médicamenteuses ?
Phytothérapie :
La berberine:
La berberine est un alcaloïde produit par certaines plantes, notamment le berberis aristata, utilisée depuis longtemps dans la médecine ayurvédique et chinoise. Cette molécule diminue la glycémie à jeun en améliorant la sensibilité à l’insuline et en régulant le transport de glucose à travers la barrière intestinale, elle améliore également la circulation sanguine et diminue la tension artérielle. La berberine a aussi un effet non négligeable sur le métabolisme lipidique, elle va permettre de réduire votre LDL (le « mauvais » cholestérol) et favoriserait la combustion des graisses (1), d’où son effet « anti-obésité »
Le curcuma :

Beaucoup plus connu pour ses propriétés anti-inflammatoires, le Curcuma, cette belle épice jaune a également un effet très positif sur la glycémie. La curcumine, composant actif du curcuma, exerce un effet anti-hyperglycémiant et améliore la sensibilité à l’insuline, ce qui permet de réduire l’hémoglobine glyquée HbA1c (le reflet de votre équilibre glycémique sur une période de 3 mois)
le chardon-marie

Cette plante souvent connue pour son affinité avec le système hépatique, a aussi une action très intéressante sur la prise en charge des patients atteints d’un diabète type II. La silybine (actif de la plante) va réduire l’hémoglobine glyquée, la glycémie à jeûn, le cholestérol total, les triglycérides ainsi que les taux ALAT et ASAT (2)
La Cannelle de Ceylan

La cannelle utilisée depuis des millénaires en médecine chinoise, à fait son apparition dans de nombreuses études scientifiques, concernant son potentiel à faire baisser la glycémie. En effet, à partir de 3g par jour, on constate une amélioration de la glycémie, bien entendu, accompagnée d’un rééquilibrage alimentaire (pas un régime !!!) et d’une activité physique régulière mais modérée.
Micronutrition
Le Chrome , bien connu pour diminuer ses envies sucrées, le Chrome est également intéressant pour diminuer la sensibilité à l’insuline
vitamine D capable de réduire la résistance à l’insuline . D’après les chercheurs, la vitamine D serait impliquée dans la sensibilité à l’insuline à la fois au niveau de la signalisation de l’insuline, c’est-à-dire sa reconnaissance, mais aussi en réduisant le stress oxydatif.
Le Magnésium
Il a été démontré que les patients ayant une carence de magnésium, engendrait un mauvais contrôle glycémique. La moyenne de l’HbA1c ( Hémoglobine glyquée) était significativement plus élevée chez les patients déficitaires en magnésium par rapport à ceux ayant un statut en magnésium normal.
Le Zinc
Le Zinc joue un rôle important dans la régulation de la glycémie, en effet le Zinc va permettre à l’insuline d’être plus efficace. Il améliore la glycémie à jeûn et post prandiale ainsi que l’HbA1c . Le zinc a également une action très intéressante pour le diabétique car il favorise la cicatrisation (en théorie, très mauvaise chez le diabétique ).
Alimentation
Inutile de faire un « régime » drastique ! soit vous prenez rendez-vous avec une diététicienne nutritionniste DE ou un Docteur en médecine spécialisé en nutrition, soit vous faites un rééquilibrage alimentaire en totale autonomie. Pour cela, il vous faudra effectuer quelques recherches sur les aliments à privilégier, et surtout apprendre à lire les étiquettes des produits que vous achetez.
Le but étant de réguler votre glycémie, il sera important de veiller aux glucides apportés dans vos repas, mais surtout l’indice glycémique de l’aliment, ce qui vous évitera d’avoir des « fringales » inopinées à toutes heures de la journée.
Afin de vous aider dans votre démarche, voici un site officiel pour décortiquer les aliments :
et pour mieux comprendre l’indice glycémique :
https://www.cultures-sucre.com/sucre-et-alimentation/indice-glycemique-ou-index-glycemique

Etudes scientifiques
(1)Huang C, Zhang Y, Gong Z, Sheng X, Li Z, Zhang W, Qin Y. Berberine inhibits 3T3-L1 adipocyte differentiation through the PPARgamma pathway. Biochem Biophys Res Commun. 2006 Sep 22;348(2):571-8. doi: 10.1016/j.bbrc.2006.07.095. Epub 2006 Jul 28. PMID: 16890192.
(2)The Efficacy of Silybum marianum (L.) Gaertn.
(Silymarin) in the Treatment of Type II
Diabetes: A Randomized, Double-blind,
Placebo-controlled, Clinical Trial
Pham, A. Q., Kourlas, H., & Pham, D. K. (2007). Cinnamon Supplementation in Patients with Type 2 Diabetes Mellitus. Pharmacotherapy, 27(4), 595–599. https://doi.org/10.1592/phco.27.4.595
Srinivasan A.R., et Al. Status of serum magnesium in type 2 diabetes mellitus with particular reference to serum triacylglycerol levels. Diabetes & Metabolic Syndrome: Clinical Research & Reviews 6 (2012) 187–189.
Bien entendu toutes ces informations ne se substituent pas à une consultation chez un Docteur en Médecine . Si un traitement médical est déjà en place, NE SURTOUT PAS L’ARRETER ! Le diabète est une maladie silencieuse, dans le moindre doute, consultez votre médecin .
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